Fonction des mouvements dans l'apprentissage de la langue étrangère

Toute parole est mouvement. 

La phonétique est sans doute la partie la plus physique de l’acquisition d’une langue, le recours au mouvement contribue à redonner sa place à la dimension corporelle de l’apprentissage dans un contexte d’enseignement trop souvent désincarné.

Le mouvement participe à la naissance de la parole. Il suffit pour cela d'observer les nourrissons lors de l'expression de sons. Tout le corps, en particulier les jambes lorsqu'ils sont sur le dos, accompagne la production des sons. Tout son est porté par une dynamique corporelle globale qui, avec la maîtrise de la parole, va devenir de plus en plus discrète et se concentrer ou se percevoir essentiellement dans le domaine de la production vocale.

Le mouvement reflète la dynamique de la parole. Il suffit de comparer l'expression corporelle qui accompagne la parole d'un italien à celle d'un anglais, pour prendre deux exemples européens. Le rythme  constituant le mouvement de base d’une langue, il trouve son expression  non seulement dans la parole mais dans la danse, la musique... Cela peut être illustré par l’exemple suivant : à l’époque où ma femme et moi participions à des rencontres franco-allemande, il arrivait que lors de soirées, une valse soit jouée. Lorsqu’un couple franco-allemand se formait pour danser cette valse, nous pouvions constater qu’ils avaient souvent du mal à s’accorder, car ils ne percevaient pas le rythme de la valse de la même manière en raison des caractéristiques du rythme de leur langue maternelle, le premier temps était marqué de manière plus forte par les Allemands que par les Français.  Les bons danseurs s'adaptaient rapidement au rythme de leur partenaire, les danseurs "moyens" avaient beaucoup plus de difficultés et avaient souvent une expression faciale, en quittant leur partenaire, qui marquait leur incompréhension  ou leur déception.

Chaque langue développe une dynamique gestuelle qui lui est propre et certains mouvements permettent d'entrer dans la dynamique spécifique de la langue étrangère. Il importe, à cette fin, de choisir les mouvements rythmiques, mélodiques ou segmentaux qui facilitent la maîtrise des particularités de la langue cible.

L'utilisation de l'auto-synchronisation du corps

Notre corps est synchronisé sur le plan moteur. Pour faire comprendre la raison de notre emploi de mouvements dans le domaine de la prononciation, nous proposons aux participants d'essayer de faire une croix avec la main droite et un cercle avec la main gauche. De même, les batteurs doivent s'entraîner pendant des mois avant de réussir à se libérer de cette synchronisation et pouvoir frapper un rythme avec une main et un autre avec l'autre main. Cette synergie du corps dans la production de la parole nous sert dans le domaine de la prononciation. Ainsi lorsque nous voulons faire percevoir la différence subtile entre deux sons, nous pouvons utiliser cette auto-synchronisation en faisant appel à des mouvements qui extériorisent une ou des caractéristiques des mouvements produits dans l’appareil phonatoire et qui sont difficiles à percevoir consciemment.

Micro-, mezzo- et macro-mouvements 

Au début de mes tentatives d’utilisation de mouvements « extérieurs » pour traduite les micro-mouvements « intérieurs » qui avaient lieu dans l’appareil phonatoire, j’utilisais beaucoup des macro-mouvements. Les participants étaient debout et utilisaient des mouvements par exemple de montée des bras pour une courbe ascendante, de descente pour une courbe descendant (voir par exemple Dufeu, 1986, p.69). Tout le corps participait directement à l’expression du texte, jusqu’au jour où lors d’un cours intensif, deux hommes montrèrent des difficultés à reprendre ces gestes. A la suite de cette observation, j’utilisai le lendemain le même poème, mais cette fois en faisant faire les mouvements seulement avec doigts (mezzo-mouvements), les difficultés de synchronisation disparurent, c’est pourquoi j’utilise plus fréquemment depuis cette expérience des mezzo-mouvements avant de passer aux macro-mouvements, lorsque ceux-ci s’avèrent utiles.

Fonction des mouvements

Le mouvement est expression de la vie.

Les mouvements ont une fonction essentielle dans l’apprentissage d’une langue étrangère  et j’aimerais  citer quelques fonctions de manière plus précise :

- Ils redonnent au corps une place souvent négligée dans l’acquisition de la langue étrangère. Ils contribuent à la restauration des liens entre le corps, l’affectivité et l’intellect. Ils participent donc à une conception globale des participants dans l’approche de la langue étrangère.

- Ils ont une fonction de soutien ou de renforcement sur le plan moteur, car ils facilitent l’entrée dans la dynamique de la langue étrangère. En effet, ils transmettent physiquement le mouvement rythmique de base de la langue cible, ils accompagnent et portent la mélodie de la langue et ils facilitent la production et, par là même indirectement, une meilleure perception de sons inconnus dans la langue maternelle. 

- Ils permettent de traduire en mezzo-mouvements les micro-mouvements non perçus consciemment. Les mezzo-mouvements influencent alors  la prononciation de micro-mouvements sur lesquels nous ne pouvons agir directement. Ainsi une consonne sourde est plus rapide et plus haute que la consonne sonore correspondante. Lorsqu'un participant ne possède pas le son [z] dans sa langue maternelle et qu'il ne dispose que du son [s], le son [z] étant plus bas que le son [s], je ne peux pas lui dire de faire vibrer plus lentement ses cordes vocales, mais je peux lui demander d'accompagner le son [z] d'un mouvement qui ralentit sa motricité globale et qui a par là même une influence sur la production du son [z]. Je peux lui proposer, par exemple, de mettre la main ouverte à la hauteur des épaules et de l'avancer lentement comme si l'air faisait résistance et ralentissait son mouvement, ou bien je peux lui proposer de frotter la main droite sur sa cuisse droite, comme si ce mouvement était difficile à produire, ou encore, en position assise, de frotter fortement le talon de son pied droit sur le sol. Certains participants étant plus sensibles à un mouvement qu'à un autre, il est bon de disposer d'une variété de mouvements pour le même son et parfois d'en créer un sur mesure. Le mouvement a alors une fonction de renforcement d'un trait caractéristique du son.

- Ils facilitent l’accès au sens des énoncés ou complètent parfois ce sens. Ils expriment même, dans certains cas, le contraire du sens que le locuteur voulait donner à ses propos à travers les mots et ils permettent de saisir la signification profonde du message. Ils peuvent donc trahir des intentions, des humeurs, des états d’esprit que le locuteur ne désire pas obligatoirement communiquer. Ils invitent donc à une écoute fine de l’autre à travers toute son expression. 

- Ils ont parfois une fonction complémentaire à la parole, ils pallient alors ou rectifient les lacunes lexicales du locuteur.

- Ils entraînent à la synchronisation motrice, une faculté qui permet de mieux se mettre dans la peau de l’autre et par là même de mieux le comprendre en s’identifiant à lui. La résonance corporelle facilite l’identification à l’autre et donc sa compréhension de l’intérieur. 

- Ils développent le sens de l’observation et élargissent les modes de perception et d’expression des participants.

Ils facilitent la rétention mémorielle. Le mouvement contribue alors à l’ancrage du texte. Ils contribuent par là même au développement de la mémoire auditive, une faculté nécessaire dans l'apprentissage d'une langue étrangère. 

Les fonctions des mouvements dépassent donc le simple cadre de la prononciation, elles englobent le  mode de perception et d’expression de l’individu dans sa globalité. 

 

Progression dans l'usage des mouvements

Au début du travail avec un texte en prose ou un poème,  l'animatrice montre les mouvements qui accompagnent le texte  et le groupe reprend ceux-ci en miroir. Nous utilisons donc, entre autres,  le processus d’intersynchronisation (cf. Condon, W.S. and Ogston, W.D., 1966) entre animatrice et participants c’est-à-dire la synchronisation des participants sur la gestuelle de l’animatrice, pour mettre en place la dynamique phonatoire de la langue cible.

Lorsque ces mouvements sont intégrés par le groupe, l'animatrice, au bout de quelques jours, lors de cours intensifs, continue à faire seule les mouvements en disant le texte, les participants reprennent  le texte en écho voyant l'accompagnement gestuel de l'animatrice. Dans un troisième temps, lorsque le mouvement est bien en place, le groupe ferme les yeux et se représente mentalement le mouvement, puis les yeux ouverts dit le texte sans mouvements.

Les mouvements qui facilitent l’apprentissage de la langue étrangère

Mouvement schéma

 

Le mouvement rythmique facilite la perception et la reproduction du rythme de base de la langue cible.
Le mouvement mélodique contribue à la perception et à la reproduction d’une courbe mélodique.
Le mouvement segmental accompagne ou facilite la prononciation de sons de la langue cible.
Le mouvement d'accompagnement de la parole soutient dynamiquement l’expression verbale.
Le mouvement de déblocage de la parole pour vaincre une inhibition à parler.
Le mouvement sémantique  induit ou/et accompagne la signification d’un énoncé.
Le mouvement symbolique  illustre le sens symbolique d’un énoncé.
Le mouvement culturel possède une signification propre à une langue ("Mon œil !", "Mets la en veilleuse."...)
Le mouvement mémoriel facilite l’ancrage d’un énoncé dans la mémoire.
Les mouvements autres : ceux qui restent à découvrir… 

Remarques
Tous ces mouvements sont sous-tendus par le mouvement rythmique de la langue. Ainsi lorsqu'en français, je présente  le texte suivant, en le faisant accompagner de gestes sémantiques

Nous voyons (en touchant avec les deux index l'os infra-orbitaire, sous les globes oculaire)
Nous entendons (en touchant l'os situé devant l'oreille)
Nous pensons (en touchant les deux tempes)
Nous agissons (d'un mouvement d'ouverture des bras vers l'avant) (2).

le contact des index avec les différentes parties du visage correspond automatiquement à l'accent tonique placé sur la derniére syllabe (voir photos dans Dufeu, 1986, p. 69 Rythme et expression. Le francais dans le monde. N°205 Nov.-Déc. 1986, 62-70.). 

Mouvements et prononciation

Voici quelques  exemples de notre utilisation des mouvements dans le domaine de la prononciation qui permettent aux participants de mieux ressentir physiquement les caractéristiques rythmiques, mélodiques et articulatoires de la langue française. 

Les mouvements rythmiques

Avec des débutants nous proposons souvent de former deux lignes qui se font face et d'avancer alternativement une ligne après l'autre dans une forme de dialogue. Ils avancent sur chaque syllabe vers l'autre groupe et marquent la dernière syllabe de chaque énoncé en frappant du pied sur le sol. Nous utilisons à cette fin des énoncés qui se composent d'une majorité de consonnes occlusives. 

Groupe A- Que dis-tu? Groupe B-  Rien du tout. Groupe A- Tu te tais? Groupe B- Pas du tout ! etc...

Pour illustrer de manière différente le travail de "mise en corps" d'un poème nous prendrons comme second exemple l'approche gestuelle de la première strophe du poème de Robert Desnos : Le Pélican, poème extrait du recueil Chantefables et Chantefleurs.

Le Pélican
Le capitaine Jonathan,
Étant âgé de dix-huit ans,
Capture un jour un pélican 
Dans une île d'Extrême-Orient.

Accompagnement gestuel du poème

1- Frapper sur la table ou sur les cuisses le rythme poing fermé en marquant plus fortement la tonique (la dernière syllabe de chaque vers).
2- Même chose mais en ouvrant la main sur la tonique.
3- Introduction de la mélodie : frapper le rythme poing fermé et sur la tonique faire monter la main droite vers le haut en prononçant la tonique des trois premiers vers et la main gauche vers le bas en prononçant la tonique du quatrième vers.
4- Rythme marqué par les pieds (assis) : taper le rythme avec la pointe des pieds et avec le talon sur la tonique.
5- Debout : marquer le rythme avec les pieds en marchant sur place. Commencer par la jambe droite pour les trois premiers vers (montée à droite) et par la jambe gauche pour le quatrième vers (descente à gauche).
6- Rythme debout sur place les yeux fermés pour bien sentir le mouvement rythmique du corps en correspondance avec le rythme de la parole.
7- Accompagner le rythme des pieds d’un mouvement de la main droite qui marque la mélodie montante pour les trois premiers vers, et d’un mouvement descendant de la main gauche sur le quatrième vers.
8- Se déplacer en cercle dans la pièce en marquant le rythme avec les pieds et la mélodie avec les mains.

Effets secondaires : en raison du fait que la gestuelle permet d'ancrer le texte en mémoire, les participants connaissent rapidement cette strophe par cœur et ils ressentent physiquement le rythme particulier du français qui les accompagne sur leur chemin d'apprentissage. 

Les mouvements mélodiques

Nous proposons aux participants d'accompagner la courbe montante d'un mouvement de l'index de la main droite, parfois de toute la main droite ou de toute le bras droit lorsque ils sont en position debout vers le haut à droite, et le mouvement descendant d'un geste vers le bas de l'index de la main gauche, de toute la main gauche ou de tout le bras gauche vers la bas à gauche (cf. photos dans Dufeu, 1986, pp. 62-70).

Nous demandons parfois aux participants d'avancer en rythme vers l'avant sur la première partie montante de la phrase et de reculer sur la partie descendante ou d'avancer en rythme (un pas par syllabe)  en accompagnant la syllabe tonique de chaque groupe de sons par un mouvement montant ou descendant des bras, en fonction de la courbe intonative.  

Voici une illustration à partir d'un poème de Jacques Prévert : Un curé noir. 

Un curé noir (quatre pas, le premier pas étant fait avec le pied gauche, avec montée des bras sur la droite sur la tonique "noir", les deux mains sont côte à côte, les pouces se touchant pendant les quatre vers)
Sur la neige blanche (quatre pas, le premier pas étant fait avec le pied gauche, avec montée des bras à droite sur "blanche")
C'est triste à voir ((quatre pas, le premier pas étant fait avec le pied gauche, avec montée des bras à droite sur "voir")
Même le dimanche ((avancée du pied gauche avant de dire "Même, puis quatre pas, le premier pas étant fait avec le pied droit, avec descente des bras du côté gauche du corps sur "manche").

Il se dessine alors une sorte de ballet mélodique dans l'espace qui accompagne le chant de la langue. 

Les mouvements segmentaux

Nous prendrons quelques exemples qui illustrent l'approche quelques difficultés fréquentes dans la prononciation des sons français

Les nasales
Nous utilisons des phrases qui contiennent le son que nous désirons transmettre et qui en même temps décrivent une caractéristique qui contribue à sa prononciation et à le différencier des autres nasales.  

On [õ] est rond. Quelques centimètres devant la bouche, nous tendons  le pouce, l'index et le majeur de la main droite dans une position de légère ouverture et en prononçant la phrase "[õ] " nous éloignons ces trois doigts légèrement vers le bas et les rassemblons progressivement  dans une position de fermeture (passage de la photo 1 à la photo 2),lors du [ɛ] nous revenons vers la bouche (photo 3), et nous éloignons à nouveau les doigts vers le bas et les rassemblons en prononçant [ʁõ] (passage de la photo 3 à la photo 4). Nous accompagnons avec ce mouvement la position que doivent prendre  les lèvres, c'est-à-dire de s'avancer pour former une petite ouverture ronde très tendue. 

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On [õ]                                       est [ɛ]             rond [ʁõ]

An [ɑ̃] est grand. Les deux mains sont fermées à la hauteur des épaules et s'ouvrent pendant que le locuteur dit "[ɑ̃] (passage de la photo 1 à la photo 2), se referment lors du [ɛ] et s'ouvrent à nouveau lors du [ɡʁɑ̃]."

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An [ɑ̃]                                                   est [ɛ]       grand  [ɡʁɑ̃].

[ɛ̃] est fin. Le pouce, l'index et le majeur  de chaque main sont joints à un ou deux centimètres de la commissure des lèvres (Photo 1)  et s'écartent des lèvres d'une dizaine de centimètres en disant [ɛ̃ (passage de la photo 1 à la photo 2)], puis reviennent à la position de départ sur "est" [ɛ] (photo 3) et s'écartent de nouveau des lèvres sur "fin" [fɛ̃] (passage de la photo 3 à la photo 4). 

1                                   2                                      3                                    4 

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In [ɛ̃]                                                   est [ɛ]                fin [fɛ̃].

 [y] Je fais accompagner le son d'un mouvement en vrille rapide de l'index de la main droite vers le haut, en proposant tout d'abord un environnement favorable. Elle l'a su ? (haut de la courbe mélodique, précédé du [s] consonne haute).

 

Vers un enseignement vivant de la prononciation

Intégrer les mouvements dans l'acquisition de la prononciation ne permet pas seulement d'améliorer celle-ci, mais également de contribuer à faire de la langue étrangère une langue vivante, plus proche des participants, plus familière et par là même moins étrangère, ce qui en facilite l'appropriation et l'intégration. C'est aussi susciter un souffle dynamique dans une phonétique corrective souvent considérée comme sèche et rébarbative, c'est redonner place à la vie. En prononciation comme dans tout enseignement des langues, nous sommes invités à transmettre non seulement ses rythmes, son chant, ses sons,  ses mots, ses structures, sa culture, mais aussi et avant tout à faire aimer cette langue et à en communiquer la vie. 

© Bernard Dufeu, 2000.

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(1) Je remercie Marie-Louise Aucher, Gabrielle Baron qui m'introduisit à la pratique de Marcel Jousse, Geneviève Calbris et Petar Guberina qui, tous, me sensibilisèrent, dans des perspectives différentes, à l'influence du mouvement sur l'expression orale et la prononciation.

(2) Cet exercice a été inspiré par un exercice de Régine Llorca et par un poème de Yann Marzin "Il disait me voir, mais il était aveugle" que j'utilise également pour illustrer le geste sémantique (cf. Dufeu, 1986, p. 69).

Bibliographie Prononciation et mouvements

Aucher, M. L. (1977a) : L'homme sonore, Paris: Epi.
Aucher, M.L (1977b) : Les plans d'expression, Paris: Epi.

Dufeu, Bernard (1976) : "Ausspracheschulung im Französischunterricht." In Praxis des Neusprachlichen Unterrichts. Nr. 2, 144-155.
Dufeu, Bernard (1981) : "Intonation et mouvement corporel." In W.Kühlwein/A,Raasch (Hrsg.) : Sprache: Lehren Lernen. Kongressbericht der 11. Jahrestagung der G.A.L. Band II, Tübingen, Gunter Narr, 108-110.
Dufeu, Bernard (1986) : "Rythme et expression." In Le français dans le monde. N° 205. Novembre-Décembre. pp. 62-70. Correctif N° 208, avril 1987, 12-13. Rythme et expression. Le francais dans le monde. N°205 Nov.-Déc. 1986, 62-70. 
Dufeu, Bernard (1990) : "Rhythmus, Melodie und Bewegung." In Eggers D. (Hrsg.) : Intonation im Fremdsprachenunterricht für Erwachsene. Mainz : Universität Mainz, Band.26, 53-68.
Dufeu, Bernard (1992) : Sur les Chemins d'une Pédagogie de l'Être. Mainz, Centre de Psychodramaturgie, 119-140.
Dufeu, Bernard (2001) : "Mouvement et poésie en Psychodramaturgie." In New Standpoints, January 2002, 3-5, 50.
Dufeu, Bernard (2003) : Wege zu einer Pädagogik des Seins. Mainz, Centre de Psychodramaturgie, 282-304.
Dufeu, Bernard (2016) : "Vers une approche holistique de la prononciation." In Recherches et Applications. Le français dans le monde. N° 60, juillet 2016 : "L'oral par tous les sens : de la phonétique corrective à la didactique de la parole", pp.58-67.

Jousse, M. (1974) : Le style oral rythmique et mnémotechnique, Paris: Fondation Marcel Jousse.
Jousse, M. (1974) : L'anthropologie du geste, Paris: Gallimard.
Jousse, M. (1975) : La manducation de la parole, Paris: Gallimard.

Llorca, R (1994) : „Techniques de travail oral pour l'intégration sensorielle d'une langue étrangère.“ In Die Neueren Sprachen 93/6, 588-606.
Llorca, Régine (1998) : „Rythme et création: une recherche musicale sur le français parlé.“ In Le français dans le monde 296, 35-37.